Je relaie ce message avec lequel je suis profondément d'accord sur le fond. Mais je précise sur la forme que la liberté ne se définit que dans la non-nuisance, et qu'un système qui se prétend "libéral" alors qu'il conduit manifestement à la négation de la liberté, à la nuisance caractérisée, ne peut prétendre à ce qualificatif. En aucune façon.
A l'attention de: Jean-Michel Aphatie, Jacques Attali, Christophe
Barbier, Eric Brunet, Yves Calvi, Monique Canto-Sperber, Jean-François
Copé, Arnaud Dassier, Sophie De Menthon, Michel Godet, Eric Le
Boucher, Alain Madelin, Alain Minc, Hervé Novelli, Catherine
Ney, Laurence Parisot, Jean Quatremer, Pascal Salin, Hugues Serraf, Guy
Sorman, Jean-Marc Sylvestre, Pierre-André Taguieff, Yves Thréard, Agnès
Verdier-Molinié, Laurent Wauquiez.
"Madame, Monsieur,
Vous vous définissez vous-même
comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est
bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas
d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.
Nous, blogueurs et citoyens de
sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à
votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou
néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de
bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un
passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire »,
par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place
une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par
porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en
doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence
médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité.
Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et
des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où
malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de
personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des
conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les
bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus
en dépit du bon sens.
Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes »
parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous
faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous
n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le
néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à
encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc :
pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la
majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général
vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux
que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?
Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées."
Cette humble bafouille a été
adressée par mail à Jean Quatremer, Eric Le Boucher, Sophie De Menthon,
Laurence Parisot, Jean-François Copé, Michel Godet, Agnès
Verdier-Molinié, Alain Madelin, H16, Jean-Michel Aphatie, Hervé Novelli,
Laurent Wauquiez, Hugues Serraf, Jacques Attali, Jean-Marc Sylvestre,
Franz-Olivier Giesbert, Pascal Salin et Monique Canto-Sperber; liste non
close.
CSP, SeeMee, ValerieCG, vogelsong, sebmusset, dadavidov, intox2007, MipMip, Jegoun, Ohoceane, AlterOueb, monolecte, drclehmann, Gael, Galuel et chaque lecteur, blogueur se sentant concerné.+

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