1793, articles 28 et 35 : « quelle dette » ?

Déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens de 1793.

Le serment du jeu de paume (wikimedia)

Le serment du jeu de paume – 20 Juin 1789 (wikimedia)

Article 28 (chaque génération ne décide que pour elle) Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.

Article 35 Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Citation de Thomas Paine en introduction de la Théorie Relative de la Monnaie :

« Ceux qui ont quitté ce monde et ceux qui n’existent pas encore sont à la plus grande distance les uns des autres que l’imagination humaine puisse concevoir : quelle possibilité d’obligation peut-il donc y avoir entre eux ? Quelle règle ou quel principe peut-on poser pour que deux êtres imaginaires dont l’un a cessé d’être et l’autre n’existe pas encore, et qui ne peuvent jamais se rencontrer dans ce monde, l’un soit autorisé à maîtriser l’autre jusqu’à la consommation des siècles ? »

Thomas Paine (1737 - 1809)

Thomas Paine (1737 – 1809) (wikimedia)

Monnaie Libre n°18 sur Thomas Paine :


De 2007 à 2012 des individus qui pour la plupart seront morts d’ici 2040, ont prétendu avoir « endetté » les citoyens futurs, nouveaux entrants majeurs de 2013, 2014, 2015… 2040 et au delà… de 600 milliards d’euros supplémentaires, soit environ 10 000 euros par citoyen Français, ou encore 60% d’endettement supplémentaire en 5 ans. Répétant ainsi un phénomène de même nature qu’un cycle précédent, monétisant ainsi certains citoyens privilégiés au détriment des autres et en ignorant ainsi le principe de relativité de toute valeur.

Dette Publique - France (wikipedia)

Dette Publique – France (wikipedia)

La Théorie Relative de la Monnaie démontre qu’étant donné le principe de relativité de toute valeur et les 4 libertés économiques, une monnaie libre relativement aux individus ne peut pas être établie sur une dette, pas plus que sur une valeur spécifique, mais sur un crédit mutuel relatif entre tous les hommes adoptant ce système monétaire, présents et futurs, associé à un taux relatif c proche de ln(ev/2) / (ev/2) où « ev » est l’espérance de vie moyenne des hommes considérés, qui assure la symétrie spatiale et temporelle entre tous. Aucune génération, ni aucun individu ou groupement d’individus n’ayant ainsi quelque privilège arbitraire que ce soit devant un système monétaire ainsi établi.

Un homme qui comprend les fondements et le raisonnement de cette démonstration ne se préoccupe donc pas des 5000 ans ou des 100 000 ans qui précèdent. Il n’appelle pas une monnaie une dette, ne se préoccupe pas de perdre son temps à expliquer les nuisances subséquente à la causalité d’un système monétaire qu’il sait démontrer comme n’étant pas conforme aux 4 libertés économiques. Il explique qu’un système monétaire non-libre a pour conséquence des effets semblables à sa cause qui, d’une émission cyclique, produit invariablement des nuisances cycliques de génération en génération.

Ceci étant compris, il s’applique à développer, adopter et utiliser un système monétaire libre, laissant les tenants de vues fausses s’enfermer dans le cycle qu’ils ne quittent pas, et qu’ils alimentent en s’enfermant dans les paroles, les actes et les pensées liées à un paradigme incohérent avec les Droits de l’Homme. Car il comprend que la référence à des causalités passées est la graine même qui conduit aux effets conformes aux causes.

Il comprend donc que seule donc une génération d’individus en mesure de comprendre et démontrer les résultats de la TRM est capable d’instaurer une monnaie libre. Cette condition qui ne serait pas remplie pendant 100 000 ans ou quelque durée incommensurable que ce soit empêcherait toute mise en place d’un système monétaire libre pendant cette même durée.

Il peut vérifier personnellement ce fait dans toutes les données expérimentalement vérifiables à sa disposition et se convaincre ainsi de la vérité ainsi énoncée et validée.

Après réflexion il en déduit que l’instauration d’une monnaie libre ne peut donc advenir que de la compréhension des 4 libertés économiques et des vérités démontrables qui en dépendent.

Il sait alors qu’il est impossible qu’il en soit autrement. Dès lors il s’est parfaitement libéré des idées fausses et des paroles, actes et effets qui en dépendent.

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Commentaire

1793, articles 28 et 35 : « quelle dette » ? — 4 commentaires

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  3. Article 20 (de l’impôt)
    Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte.

    Article 25 (souveraineté du peuple)
    La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.

    Article 26
    Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.

    Article 27
    Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.

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