Commentaire

Richard Stallman, le logiciel libre et l’APRIL — 5 commentaires

    • (ND) signifie no dérivative, ne signifie pas « non libre ». « libre » n’a pas du tout le même sens selon l’objet considéré. Par exemple une vidéo n’est pas un programme informatique, et les deux ne sont pas non-plus une monnaie.

      Les libertés se définissent différemment selon la nature de l’objet considéré.

      • Va dire ça aux mainteneurs debian.

        Chuis désolé mais non : le libre c’est les quatre libertés, point barre. Liberté d’usage, liberté d’étude, liberté de diffusion et liberté de modification. Avec des petites différences subtiles suivant le type de travail concerné mais sinon la base reste la même.

        Donc non, ND c’est pas libre, qu’il s’agisse d’un programme, d’une vidéo, d’un podcast, d’un texte ou quoi que ce soit.

        Après le fait que Stallman considère que le non-libre est acceptable dans certains cas c’est autre chose. Stallman trouve que c’est acceptable d’utiliser du NC dans l’art, par exemple, mais il n’a jamais dit que NC c’était libre.

        Tu dis que « libre » n’a pas le même sens que l’objet considéré parce que la monnaie libre t’

        • Tu dis que « libre » n’a pas le même sens que l’objet considéré parce que la monnaie libre t’a conduit à différencier « œuvre libre » et « format libre » selon la définition de la FSF, et effectivement dans ce cas-là « libre » n’a pas le même sens.

          Mais ça c’est uniquement dû au fait que la FSF utilise « format libre » pour désigner ce que nous autres appelons « format ouvert », qui est un format de données que tout le monde peut implémenter comme il veut. Ça implique la disponibilité de la documentation ET l’absence de brevets restreignant l’implémentation. « libre » désignant chez nous un format sur lequel on a en plus les quatre libertés (droit de créer un autre format en modifiant la spec notamment).

          Mais le fait est qu’un beau jour les crevards corrompus de l’ISO ont décidé de considérer comme ouvert tout format dont la spec était publique (et encore, s’il faut payer pour avoir la spec pour eux c’est « public »), même si le format est bardé de brevets restrictifs. Évidemment les guignols de la Linux Foundation leur ont emboîté le pas, et les charlots de la FSF, par manque de fermeté vis-à-vis de la LiFo, parce qu’ils préfèrent ignorer les brevets et parce qu’ils n’aiment pas le terme « open », ont accepté de désigner par « format ouvert » des trucs qui ne sont absolument pas ouverts.
          Et pour désigner les formats dépourvus de brevets restrictifs, ils ont choisi de dire « format libre ». Tout le contraire de leur position sur le logiciel !

          Et la conséquence rigolote de ça, c’est qu’entre deux formats librement implémentables, un qui autorise la modification de la spec et un qui l’interdit, la FSF va utiliser le même qualificatif ! Tous les deux seront « free format » !

          Bref, « libre » a toujours le même sens, quatre libertés, et il ne faut pas déduire n’importe quoi des choix sémantiques de la FSF, surtout lorsqu’ils ont pour origine une erreur stratégique.

          Et puis en tant que partisan de l’art libre ça me gonfle de voir plein de gens essayer de récupérer le mot « libre » pour lui donner la définition qu’ils veulent.

          TL;DR : la vidéo de Stallman, elle est pas libre, on aime ou on aime pas, mais il assume, et tant mieux pour lui.

          • Je comprends ta position, mais il faut nuancer. Bon concernant la monnaie j’ajouterai que si un protocole est ouvert, le modifier en change la nature, puisqu’on ne peut plus communiquer avec le réseau installé. Donc oui comme tu le dis il faut différencier l’objet créé et actif, qui ne peut pas être libre au sens de modifiable sans en changer la nature, de son mode de création qui lui peut-être libre.

            « TL;DR : la vidéo de Stallman, elle est pas libre, on aime ou on aime pas, mais il assume, et tant mieux pour lui. »

            C’est pas blanc ou noir non plus. On ne peut pas dire par exemple que cette vidéo est tout autant « non-libre » qu’une oeuvre DRMisée sous copyright, et en effet elle be sera pas autant « libre » qu’une vidéo sous cc-by-sa. Donc il faut trouver un qualificatif qui sorte du blanc-noir libre / non-libre. Elle est quand même beaucoup plus « libre » que « non-libre », on pourrait dire ğlibre 🙂

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