Vidéo : Révolution Monétaire, avec Etienne Chouard et Jean-Baptiste Bersac

Jean-Baptiste, Etienne et moi-même étions invités à un débat organisé et filmé par le 4ème singe ainsi que le cercle des volontaires.

Quelques petits commentaires : le format de la rencontre s’est avéré long, et était tendu puisque le néochartalisme et la TRM sont des univers entiers (des modèles conceptuels) qui mènent à des résultats sensiblement différents, il faut donc voir le « débat » plutôt comme une introduction à ces deux voies dont l’une permet la réalisation rapide d’une monnaie libre immédiatement et sans attendre. Etienne s’en est rendu compte et a tout de suite enchaîné sur la nécessité de réaliser d’autres rencontres peut-être plus ciblées.

Ceci étant dit, il y a bien entendu la TRM 2.718 dans le texte, les posts de www.creationmonetaire.info, les vidéos, ainsi que les podcasts « Monnaie Libre » (où l’on pourra aussi retrouver Etienne et Jean-Baptiste dans plusieurs podcasts) pour approfondir la compréhension que des monnaies libres viendront très bientôt, et aussi vite que des hommes participeront de leur création.

Que signifie « vite » !? Eh bien, pour faire simple, ça dépend du référentiel

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Commentaire

Vidéo : Révolution Monétaire, avec Etienne Chouard et Jean-Baptiste Bersac — 14 commentaires

  1. Bonjour Stéphane,

    je viens de vous découvrir dans ce fabuleux échange avec Etienne et Jean-Baptiste.

    J’ai été scotché à mes baffles pendant les 2h44.

    Sur la fin (question sur l’épargne des parents pour en garder en cas de coup dur, notamment pour leurs enfants), on constate qu’Etienne ne conscientise pas la théorie que tu soutiens, parce qu’il est encore dans une forme de peur dont il n’est pas libérée.

    Si j’ai bien compris, je pense que la réponse que l’on peut présenter à Etienne est la suivante: les parents n’ont pas besoin d’épargner pour leurs enfants parce que les enfants ont leur propres revenus, donc les parents n’ont pas a avoir peur de l’avenir économique des générations futures.

    Etienne et Jean-Baptiste n’ont pas encore saisi la notion « d’ici et maintenant » ni de présent où le passé et le futur ne sont qu’illusion.

    En tout cas, merci à vous tous pour ce que vous êtes.

    Pascal

    • Bonjour Pascal. Oui, ta réponse est une réponse tout à fait compatible avec la TRM. Ceci étant dit, on ne peut pas dire non-plus qu’on ne peut pas « épargner » y compris dans une monnaie libre, notamment en quantitatif les unités monétaires ne bougent pas, donc pourquoi affirmer qu’elles perdraient du « pouvoir d’achat » entre l’instant « t » et l’instant « t+1 » ? Et en relatif non-plus on ne peut rien dire, voir à ce sujet la vidéo « Le Quantitatif et le Relatif » qui ne suffit pas, une étude approfondie de la TRM (et il y a bien d’autres vidéos – conférences où j’ai exemplifié ce raisonnement, y compris par des images, démontrant la relativité de toute valeur économique, dans l’espace, et dans le temps.).

    • J’avais aussi le même raisonnement qu’Etienne Chouard à première vue. Et après regardé d’un peu plus près la TRM et la vidéo « quantitatif et relatif », je comprends mieux ce qui cloche avec l’inflation. L’inflation correspond en fait à 2 réalités :

      – L’inflation du « pauvre » : il voit les prix augmenter alors que son salaire reste constant : La TRM démontre qu’en pensant en termes de RDB (qui correspond d’ailleurs lpus ou moins au RSA du pauvre), il n’y a aucune inflation, bien au contraire car la masse totale est constante. C’est ce qu’essaie d’expliquer S.Laborde à E.Chouard.

      – L’inflation du « riche » : il a touché un héritage et a placé son pécule sur son compte en banque. Il ne veut pas que son pactole fonde comme neige au soleil, à cause de l’inflation. C’est la situation dont parle selon moi E.Chouard. Là, progressivement, si il ne dépense pas rapidement l’argent en quelquechose d’autre, son pactole va être ratiboisé et à la fin il aura autant d’argent que tout le monde.

      Donc pour moi, c’est tout de même une monnaie fondante, mais il faut être idiot ou philanthrope pour la laisser fondre. Au pire, pour la personne très inquiète, les monnaies non-libres ou l’or auront toujours un cours, et il serait toujours possible d’en acheter. Sachant que ces monnaies non-libres n’auraient sans doute plus beaucoup de valeur…si elles existent encore!

      • « son pactole va être ratiboisé »

        Non plus. Il n’y aucune obligation de compter « en relatif », et compter « en relatif » ne constitue pas l’essence de la TRM. La TRM met simplement en évidence qu’il y a – au moins – deux référentiels :

        * Quantitatif où rien « ne fond ».
        * Relatif où l’on démontre que l’inflation est illusoire.

        Une vérité qui serait vraie dans l’un ou dans l’autre, ne saurait en aucun cas être une vérité, il n’y a donc là que réfutations.

        Exemple : le fait de posséder 1 cadillac, ne change pas si les autres possèdent 100 cadillacs, ou bien s’ils en possèdent 1000 000.

        Pourquoi dire alors que 1 cadillac « fond » du fait que les autres en possèderaient 1000 000, alors que 1 cadillac, reste toujours 1 cadillac ?

        De la même façon aucune unité monétaire ne disparaît. De plus on ne voit guère pourquoi il faudrait remarquer les référentiels quantitatifs et relatifs concernant la TRM et ne pas les regarder concernant toute autre chose, et tout type de monnaie en particulier.

        Le raisonnement est donc faux qui conclut sur « inflation », tout autant que sur « fonte » etc…

        A ce sujet on peut étudier « la TRM mathématisée en LaTeX » ainsi que l’étude fouillée, d’excellente qualité, réalisée par François Jortay sur la TRM.

        • Je voulais dire qu’à la fin tout le monde arrive au même patrimoine financier de 1/c, quel que soit la répartition au départ.

          Si au Mali, j’ai 10 000 euros en banque, je me sens « bourgeois » par rapport aux autres. Et ce sentiment agréable dépend de la situation des autres. En Suisse, je me sentirais moins riche car les tous les autres ont au moins la même somme sur leur compte.

          Pour l’exemple de la Cadillac, je vais prendre plutôt un sac Vuitton : si tout le monde a un sac Vuitton, ça a moins d’intérêt, surtout si il est copié. Pourtant c’est le même objet possédé et le même usage.

          Je pense que c’est ce type d’inflation qu’il y a, la « fonte » du statut de bourgeois. On le voit bien avec tes graphiques de la vidéo « quantitatif et relatif ».

          • « tout le monde arrive au même patrimoine financier » : non. Le patrimoine « financier » ne contient pas que de la monnaie, il contient des titres de créances ou de propriétés, qui sont des papiers, mais pas de la monnaie, ils sont libellés en monnaie.

            « Je pense que c’est ce type d’inflation qu’il y a… », alors tu dois définir quelque part très exactement ce que tu nommes « fonte » et démontrer quelles seraient les objets économiques qui « fondent » et ceux qui ne « fondent pas », avec les équations et les démonstrations cohérentes avec ta définition. Là et seulement là, tu pourras affirmer quelque chose concernant « la fonte », et qui ne correspondra pas à la définition d’un autre.

            Enfin, dernier point : en combien de temps un individu possédant « x DU », toutes choses égales par ailleurs, verrait-il cette part monétaire être ramenée à « 1/c DU » ?

            Entre ces deux dates « t0 » et « t », en vertu de quelles valeurs économiques précisément définies, et présentes à « t0 » et à « t », la prétendue « fonte » éventuellement définie (cf ci-dessus), serait-elle avérée ?

        • Il faut faire intervenir la chrématistique, la possession de signes monétaires pour eux mêmes. J’ai trouve un exemple précis pour mettre en évidence la fonte d’un objet économique dans le cas d’une monnaie libre.

          Objet économique : « le 06 pris a l’aise »
          Monnaie : le « BIFF »
          La zone économique : « LA PISTE », dont le fonctionnement est décrit par l’agent économique, producteur et consommateur Booba, dans le texte :

          Bordel, quand on rentre sur la piste
          On est venu tizer, claquer du biff
          Pas d’embrouilles man, pas de litige
          Sinon ça va saigner est-ce que tu piges?
          A l’aise, j’prends deux, trois, quatre, 06

          Modélisation :
          Dans ce système économique, c’est l’ostentation du signe monétaire, en l’occurrence l’ostentation de « BIFF » , qui est producteur d’une valeur attestée par tous les agents, le « 06 pris ». Je définis l’OSTENTATION comme la mise en évidence par l’agent économique d’une asymétrie entre sa quantité relative de monnaie R(x) et la quantité moyenne de la zone, fixée a 1/c , avec la condition : R(x)-1/c>Ro (constante), pour la zone « LA PISTE ».

          Le nombre d’objets économiques produits , le nombre de 06 pris a l’aise, est alors dans ce système une fonction croissante de R(x), qui s’annule pour R(x)<Ro. C'est donc un objet économique dont la valeur dépend donc de l'asymétrie monétaire au sein du système économique.

          Dans le cas d'un "BIFF" libre, une asymétrie initiale de monnaie convergerait vers la moyenne à 1/c. Sans autre moyen de maintenir dans le temps l'asymétrie, il existe donc un moment a partir duquel R(x)-1/c passe sous Ro. A partir de ce moment, les objets économiques précités ont donc une valeur nulle.

          On pourrait observer expérimentalement que le nombre de "06" pris "a l'aise" en raison d'une asymétrie dans la répartition de monnaie decroit progressivement de quatre jusqu'à devenir nul. C'est cette décroissance que je définis comme FONTE.

          La monnaie libre serait alors anticapitaliste, au moins au sens du "capitalisme de la séduction" (M. Clouscard).

          On pourrait aussi étendre aux Cadillac… 🙂

      • Pour simplifier, les 2 ont raison, mais ont des craintes différentes par rapport à l’inflation.

        – S.Laborde se met à la place du « prolétaire » qui ne veut pas d’inflation pour pouvoir vivre de son salaire fixe. Qu’il ne s’inquiète pas, la monnaie de la TRM est pour lui.
        – E.Chouard se met à la place du « bourgeois » qui veut garder la position sociale que lui confère son patrimoine financier. Il n’aura en effet aucun intérêt à convertir son argent en qui dort en monnaie libre. Il va en effet fondre.

        De toute façon, le but est inscrit dans les équations de départ, c’est une monnaie anticapitaliste.

        • Vincent tu es dans la confusion entre les valeurs économiques d’une part, la monnaie d’autre part, le temps « t » et le temps « t+dt » d’autre part, et la notion de principe de relativité de toute valeur économique dans l’espace et dans le temps, qui est le fondement de la TRM. Pour étudier la TRM il faut en comprendre les fondements. Nulle part la TRM ne parle de « capitalisme » ou « d’anticapitalisme » ou de quoi que ce soit d’autre que les hommes et le principe de relativité dans l’espace-temps. Le soucis étant d’aborder une théorie sans en avoir étudié les fondements conceptuels et expérimentaux.

  2. Ping : En vidéo, avec Étienne Chouard et Stéphane Laborde | Frapper monnaie

  3. Bonjour,
    J’ai vu cette vidéo relayée par Egalite et reconciliation.
    Je découvre donc la TRM et je suis ébahi par la beauté de ce système monétaire.
    Je vous remercie infiniment pour vos travaux d’une valeur inestimable.
    Je vais creuser tous les points et essayer d’être incollable sur le sujet. Et peut être que je pourrais apporter alors ma contribution.
    Bravo !

  4. Bonjour j’ai vu il y a quelques jours les 2 premières heures de la vidéo, je n’ai pas vu le temps passer. Je suis allé voir la fiche wikipédia pour en savoir plus et j’ai refait les calculs.

    (ln (40))/40 = 0.09222198 = ce qui donne 9,222198 % de croissance pour une espérance de vie moyenne de 80 ans

    Dans d’autres circonstances :
    (ln (15))/15 = 0.1805366 = ce qui donne 18,05366 % de croissance pour une espérance de vie moyenne de 30 ans

    (ln (60))/60 = 0.0682390 = ce qui donne 6,82390 % de croissance pour une espérance de vie moyenne de 120 ans

    Ce qui est cohérent puisque une société où les gens meurent jeunes ( espérance de vie de 30 ans ) a besoin de plus de croissance de richesse pour vivre mieux et donc plus longtemps qu’une société où l’espérance de vie est déjà élevée. Cela réalise bien la volonté de départ de la théorie relative de la monnaie de promouvoir une certaine forme d’égalité entre les générations.

    Cela marche aussi pour les lieux distincts puisque les endroits où l’espérance de vie est plus basse ont droit à plus de croissance que les lieux où l’espérance de vie est déjà élevée. C’est une forme d’égalité spatio-temporelle, pas individu par individu, mais par groupe moyen d’espérance de vie semblable. Chaque zone d’espérance de vie moyenne a sa croissance du PIB et de la masse monétaire distincte, sa monnaie distincte. Cela confirme que l’euro est condamné puisque les espérances de vie sont nettement distinctes suivant les pays, notamment la Grèce devrait avoir une croissance plus élevée pour rattraper son retard d’epérance de vie par rapport à l’Allemagne, or l’euro lui impose simultanément une croissance plus faible que si elle avait sa propre monnaie et un recul de son espérance de vie. L’euro est la monnaie anti-théorie relative de la monnaie par excellence.

    • @gilles tu as parfaitement bien compris. Je te conseille de voir aussi la vidéo « la TRM à l’université d’été du Revenu de Base », elle devrait te plaire et compléter ce que tu viens d’exprimer avec grande justesse.

  5. La TRM me paraît également à première vue inflationniste, car la masse totale de monnaie croît de façon exponentielle. C’est ce qui fait peur au béotien.
    Toutefois, on a bien une M3 qui croît de la même façon et on ne trouve rien à redire, au contraire, on a peur de la déflation!

    J’ai une question : la TRM se base sur la vie humaine, seule valeur qui ne bouge pas. Comment peut-on introduire la notion d’homme-jour pour mieux appréhender la masse M ainsi que le DU ?

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