Ecole Autrichienne

A lire, l’article complet sur l’Ecole Autrichienne brillamment résumé sur Wikipedia

« Or l’entrepreneur ne peut prévoir ni le comportement futur des consommateurs, ni celui des autres producteurs, qui sont soumis à une incertitude radicale non probabilisable. Les résultats réels peuvent donc être différents des résultats attendus, et le profit attendu peut ne pas se matérialiser. Dans un marché libre, cela indique que les consommateurs préfèrent les biens consommés par cette production aux biens qui en résultent. L’assemblage spécifique de moyens de production qui constitue l’entreprise doit alors être défait et les moyens, en particulier le personnel, rendus disponibles pour d’autres usages dans la mesure du possible.

Dans le cas normal, les conséquences de cet échec sont limitées à l’entreprise, à son environnement immédiat et au marché des biens concernés. Pour qu’il y ait crise généralisée, il faut que les calculs de tous les entrepreneurs soient faussés, ce qui ne peut
résulter que de manipulations de la monnaie et/ou des taux d’intérêt qui servent de référence aux calculs de tous. »

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On ne saurait être plus convaincant pour imposer un RATIO DE 1 aux Banques !

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« Sur les moyens de limiter la création monétaire, les économistes de la tradition autrichienne se divisent en deux camps. Outre les taux de change flottants, les uns recommandent le régime de l’étalon-or et la limitation des crédits consentis par les banques au montant de leurs actifs.

Les autres recommandent le système de la banque libre, considérant que des banques libres de leurs décisions mais supportant pleinement les conséquences de leurs actions, concurrentes entre elles pour l’émission et le maintien en circulation de signes monétaires et sans possibilité de recours à une banque centrale, seraient obligées par leurs clients et par la concurrence de maintenir un taux de réserve relativement élevé qui les garantirait contre le risque . »

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La crise japonaise

A propos de la crise Japonaise 1993 – 2009 : http://www.cepii.fr/francgraph/publications/ecomond/dossierstrat/2003ch7.pdf

Je cite (dernières pages) :

« Alors que la monnaie se raréfie, elle devient recherchée pour elle-même. Cette crispation croissante sur la valeur de la monnaie entretient l’économie dans une spirale déflationniste »

La crise Japonaise n’est rien d’autre qu’une anticipation de la crise Mondiale actuelle qui est essentiellement un effondrement du système de « monnaie dette ».

L’auteur propose une solution de relance Keynésienne, en augmentant la dette de l’Etat, on crée ainsi de la monnaie par relance.

Mais que serait le dividende monétaire en comparaison si ce n’est une création de monnaie régulière lissée dans le temps plutôt qu’une relance dont on se demande bien comment elle nous sort des cycles infernaux, si ce n’est qu’elle nous y maintient. Sans compter que la relance Keynésienne oublie le facteur fondamental qui est qu’elle favorise en tout premier lieu l’Etat et ses fournisseurs proches au détriment du monde de l’entreprise libérale.

De plus en quoi le dividende monétaire empêcherait les Etats avec l’impôt de se constituer un capital monétaire capable au moment opportun de lancer des plans d’investissement étatique avec un rapport Revenus / Dette, qui soit raisonnable et ENFIN compréhensible quant à la vision réaliste et juste que chacun peut avoir de la monnaie (je ne dépense pas plus que je ne gagne) !?

Réponse : en rien.

Aussi stabiliser la crise actuelle est une nécessité. Mais comprendre qu’on éliminera les cycles infernaux de déflation, par réduction de la masse monétaire par la création de monnaie positive contrôlée et mesurée, par le dividende monétaire, permettra non seulement de stabiliser cette crise financière, mais de la dépasser pour entrer dans un monde où la monnaie jouera un rôle véritable d’échange, et non plus celui d’un déséquilibre des revenus de la croissance au profit du secteur Bancaire.

Le dividende monétaire serait un processus de création monétaire contrôlable, équitable, modulable à souhait, qui n’avantagerait ni ne désavantagerait strictement personne par définition. Il faudrait un esprit individuel et collectif totalement altruiste et objectif pour le mettre en oeuvre, un esprit partisan ne saurait le concevoir.

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De la déflation

Nous sommes en déflation. Qu’on l’appelle récession, décroissance ou autre chose ne change rien. De quoi s’agit-il ? L’argent total est composé de 10% d’argent permanent, qui est en fait la « dette long terme » essentiellement des Etats, sur laquelle base les Banques ont pu créer 90% d’argent crédit (on peut même lire ça et là que ça pourrait être encore plus !).

Les Entreprises arrêtant de prendre des crédits et commençant à payer leurs dettes, cette masse ne peut donc que décroître ! Ceci est très bien expliqué par Martin Wolf dans cet article repris du Financial Times.

Or donc, la masse monétaire diminue. Jusqu’où ? A priori et sans action extérieure, sur la base de monnaie « permanente » qui elle ne se rembourse pas. Dans un système d’argent dette, c’est essentiellement donc la dette des Etats, indéfiniment reportée, jamais payée (et dans ce système, sans cette dette, AUCUN argent !).

N’est-elle pas belle la dette de l’Etat depuis 1978 ?
Y-a-t-il une autre solution de créer de l’argent dans ce système ?

Imaginez qu’il y a 10 d’argent pour 1 objet. L’objet vaut 10 il est échangé. Mais s’il n’y a que 1 d’argent, si vous voulez vendre votre objet, il n’y a pas d’autre solution que de le vendre 1.

Donc voilà la cause première et principale de la déflation. Soit. Pourquoi pas, il est normal de pouvoir créer de l’argent crédit-dette pour investir sur un projet important. Mais est-il raisonnable de le faire à 9 FOIS la masse monétaire de base ?

Où ca s’arrêter cette chute ?

Pour 1 base permanente, on a donc 10 de masse monétaire totale. Si on ne crée plus de crédits et qu’on rembourse les dettes, alors on chute à 1 il n’y a aucune autre solution (l’argent dette retourne « dans sa boîte » comme le dit Wolf).

Ce qui fait une déflation totale moyenne pour TOUT (Or, Pétrole, Actions, Maisons etc…) de, tenez vous bien 90%.

Si on suppose que ça s’arrêtera quand on aura 50% de crédits-dettes sur la masse monétaire totale, ça fait tout de même … 80% !

Si on suppose que les Banques Centrales vont acheter massivement des bons du trésor pour faire monter la masse d’argent permanent (dette long terme) qui sert de base, ça signifie par exemple doubler la dette des Etats, avec 50% de crédits, on arrive à 60% de déflation.

Pour un CAC à 6100 au plus haut, 60 à 80% de déflation nous amène à 2400 voire 1200. Pas plus.

Pas étonnant que Wolf déclare « le plan d’Obama est insuffisant ».

Pour en arriver là, il a fallu qu’on laisse en place ce ratio de crédits Bancaires, et qu’on oublie pendant 40 ans de monter progressivement une base monétaire permanente par le mécanisme simple et POSITIF (pourquoi payer des intérêts sur une dette négative, qui n’est en fait que la comptabilité positive de la base monétaire ?), du dividende monétaire.

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