Le RBI suisse et la TRM

Le 5 Juin prochain la Suisse votera sur le Revenu de Base (appelé RBI), le vote ne concernera que le principe constitutionnel (ce qui est déjà important), mais pas son montant.

Un pays qui en terme de fonctionnement constitutionnel et législatif est un modèle remarquable, puisqu’il permet aux citoyens de modifier eux-mêmes la constitution à tout instant.

Suisse Canton des Grisons (wikipedia)

Suisse Canton des Grisons (wikipedia)

Toutefois le montant avancé pour que les Suisses aient une meilleure conscience du sujet, et bien qu’il ne soit donc pas l’objet de cette initiative constitutionnelle, est connu : il s’agirait d’environ 2500 CHF (CHR = Franc de la Confédération Helvétique) selon plusieurs études. Apparemment l’économiste Philippe Van Parijs trouverait ça « élevé » en comparaison du « PIB » Suisse, ce qui pour la TRM n’a aucun sens puisque le PIB ne signifie absolument rien du fait que les valeurs sont relatives.

Simulation du RBI Suisse http://initiative-revenudebase.ch

Simulation du RBI Suisse http://initiative-revenudebase.ch

Etudions donc l’analyse relativiste du Franc Suisse ! Tout d’abord la masse monétaire Suisse est pour Mars 2016 de 975 milliards CHF pour une population de 8,211 millions. A partir de là c’est aussi mécanique que pour la zone euro

En comptant les créances et bons du trésor dans la double masse monétaire, nous pouvons calculer les données relativistes correspondantes d’une monnaie libre de mêmes paramètres :

  • csym = ln(ev/2)/(ev/2) = ln(40)/40 = 9,22% / an
  • M/N = 2 * 975 000 / 8,211=  237 486 CHF / Citoyen
  • DU = c*M/N € = 21 896 CHF / citoyen / an = 1825 CHF / citoyen / mois

Une masse monétaire libre, équivalente en masse et comprenant un même nombre de membres serait donc établie sur le fondement symétrique dans l’espace-temps d’un dividende universel (inconditionnel et cumulable) de même ampleur.

Un montant de 2500 CHF correspondrait à 12,6 % / an de la double masse monétaire. Un montant proche de 9,22% / an et qui reste tout à fait acceptable d’un point de vue relativiste, quoique placé dans la fourchette supérieure.

On dit toutefois souvent que pour obtenir 20, il vaut mieux proposer 25 ou 30, car le temps de la négociation débouche rarement sur une hausse…

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L’infini dans une taille finie

Un des aspects surprenants pour un homme découvrant les changements de référentiels permis par la Théorie Relative de la Monnaie, concernant plus particulièrement le quantitatif et le relatif, c’est de s’apercevoir que, bien que l’on crée de la monnaie en quantitatif, il apparaît que, en relatif, aucune monnaie n’est créée.

En effet puisque le Dividende Universel (DU) de l’instant « t » est lié à la masse monétaire (M), au nombre de membres (N), et au rapport (ou taux) « c », par la relation DU(t) = c * M/N(t), il apparaît que M/N(t) = 1/c DU(t) est une quantité finie pour la masse monétaire moyenne, exprimée dans l’unité de référence « DU ».

Autrement dit, pour fixer ce principe dans un cas concret, puisqu’il existe un minima monétaire disponible en France, que l’on nomme « RSA » il est tout à fait possible, dès à présent, de choisir ce minima comme unité de mesure des valeurs et unité de compte. Et si ce RSA était l’expression équivalente d’une monnaie libre il resterait alors dans une proportion déterminée de la masse monétaire (ce qui n’est pas le cas et ceci chacun pourra le vérifier par lui-même).

Maintenant que ce principe serait compris, une question se pose concernant l’écriture dynamique d’une monnaie libre… Puisqu’elle s’écrit quantitativement tout de même, comment gérer sa progression vers l’infini même si cela nous renvoie à des dates éloignées du présent en terme de problème technique ?

Cette gestion peut-être tout à fait limitée de plusieurs manières.

S’agissant d’une série de mises à jour successives, il serait possible à tout instant, qui peut être cycliquement déterminé (par exemple tous les 8 ans), d’établir un état global(t) de la monnaie libre, et de faire ainsi disparaître de la nécessité de gestion dynamique toutes les mises à jour précédentes, ou bien encore pour plus de sécurité (et pour laisser un temps suffisant de vérification), de faire disparaître toutes les mises à jour qui précèdent l’état global(t – 8 ans), ou encore l’état global(t-16 ans) etc.

Flux centré sur 2016

Flux centré sur 2016

Mais cette solution qui limite la fenêtre de temps de stockage ne limite pas pour autant la progression des nombres associés à la monnaie en croissance quantitative. Elle n’est donc qu’une approche partielle, pouvant être utile pour d’autres raisons (rapidité de traitement des calculs et vérifications).

Il faut donc limiter les nombres eux-mêmes… bien qu’ils soient censés croître vers l’infini !? Comment faire ? Ceci est possible grâce à un principe que l’on pourrait appeler « roulement des nombres ». Il s’agit de constater qu’il existera une date (t+x) telle que DU(t) / DU(t+x) < 10 (environ tous les 24 ans pour "N" quasi-stable). Dans ce cas et étant donné que l'on a acté que, par exemple, le DU(t) étant mensuel, 7 chiffres suffisent à lui assurer une sécabilité suffisante. Il devient donc possible d'éliminer le dernier chiffre des quantités monétaires existante dans les comptes et les transactions ultérieures quand il passera à plus de 8 chiffres. Mieux, il est alors possible aussi de préciser dans toute mise à jour ultérieure que le nouveau chiffre quantitatif minimal (le centime si l'on veut) fait référence à la date (t+x), assurant ainsi une quantification relative au temps. Cette approche permet ainsi d'anticiper l'arrivée ultérieure de la "nouvelle unité", permettant de l'utiliser avant même qu'elle soit effective techniquement (principe équivalent techniquement au fonctionnement du roulement utilisé par le jeu Ğeconomicus), dont la simplicité et transparence d’utilisation a déjà été testé avec succès de nombreuses fois.

L'unité monétaire du jeu ğeconomicus est relative au temps

L’unité monétaire du jeu ğeconomicus est relative au temps

Ainsi avec cette approche, associée à 3 états globaux(t) (3 x 8 ans = 24 ans), une taille temporelle d’environ 24 ans, associée à un chiffre limité pour le DU(t) (et donc pour la masse monétaire) qui sera toujours compris pour toute date présente et future entre 7 et 8 chiffres suffisants, permettent d’assurer une croissance quantitative infinie de la masse monétaire technique, pour une taille de base de données qui apparaît pourtant parfaitement finie.

  • DU = c * M/N oscille dans le temps entre 7 et 8 chiffres
  • M/N = 1/c DU est stable et fini dans le temps
Module Space X Dragon (wikipedia)

Module Space X Dragon (wikipedia)

De sorte que l’on comprend ici que même les nombres sont en mouvement relatif…

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