Achille et la tortue

La théorie relative de la monnaie développe un raisonnement qui, sur une base discrète, procède par intégration pour aboutir à un résultat continu. Ce type de raisonnement procède du calcul différentiel, comprenant le calcul intégral et son inverse, le calcul infinitésimal.

Le calcul différentiel est couramment utilisé pour traiter des problèmes physiques qui ont leur application dans tous les domaines de l’ingénierie, de l’informatique, à l’énergie, en passant par les voyages spatiaux etc…

Chacun n’a pas forcément eu le temps de se former convenablement à ce raisonnement. Nous allons tenter de l’éclairer en revenant sur les paradoxes sources qui ont leur racine dans la Grèce antique sous le nom du paradoxe d’Achille et la tortue, équivalent dans sa résolution au paradoxe de la flèche de Zénon.

Achille est à 10 mètres derrière la tortue. Achille va à une vitesse mesurée de 10 m/s tandis que la tortue avance d’une vitesse mesurée de 1 m/s. Comment Achille peut-il dépasser la tortue alors qu’à chaque fois qu’il rejoint le point où était la tortue, la tortue a avancé ? On en finit pas de compter les étapes ! En effet :

1ère étape : Au bout d’une 1 seconde Achille a parcouru 10 mètres et rejoint le point où était la tortue, et donc la tortue se trouve elle 1 mètre plus loin !

2ème étape : Au bout de 1/10 de seconde Achille a parcouru le mètre nécessaire, mais alors la tortue a avancé de 1/10 mètre !

3ème étape : Au bout de 1/100 de seconde Achille a parcouru le 1/10 de mètre nécessaire mais alors la tortue a avancé de 1/100 de mètre !

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Tortue (wikimedia)

nème étape : Au bout de de 1/10n seconde Achille a parcouru 1/10n-1mètre mais alors la tortue a avancé de 1/10n mètre !

Nous avons donc une somme de n temps successifs :

(A) Sn = 1 + 1/10 + 1/10² + 1/10³ + … + 1/10n

Et là, la clé consiste à démontrer que cette série qui ne finit apparemment pas, finit tout de même par représenter un temps fini… Démontrons le !

Si nous multiplions Sn par 1/10 nous multiplions chacun des n termes par 1/10 :

(B) 1/10 Sn = 1/10 + 1/10² + 1/10³ +… + 1/10n + 1/10n+1

Et donc maintenant si nous faisons (A) – (B) nous obtenons, miracle de la suppression de tous les termes égaux dans (A) et (B) compris entre 1/10 et 1/10n+1 :

(A) – (B) : Sn – 1/10 Sn = 1 – 1/10n+1

Et comme Sn – 1/10 Sn = 9/10 Sn

On en déduit donc que Sn = 10/9 (1 – 1/10n+1)

Quand n tend vers l’infini on voit donc facilement sous cette forme que le terme 1/10n+1 tend lui vers zéro. On obtient donc au final pour n infini une valeur limite L = 10/9 pour Sn.

Conclusion :

Achille rattrape donc bien la tortue au bout d’un temps fini de 10/9 de seconde, soit en décimal 1,111… seconde. Achille aura donc parcouru une distance finie de 11,111… mètre et la tortue elle 1,111… mètre.

Et l’on comprend qu’en fait on a surtout divisé arbitrairement un temps fini, en une infinité de tronçons de plus en plus courts, comme si l’on avait voulu réaliser un film en prenant une succession de clichés de plus en plus rapidement.

Evidemment si l’on fait cela, le film obtenu est un film qui ne finit pas et où Achille ne rattrape pas la tortue, parce que cela revient visuellement à ralentir de plus en plus l’action au fur et à mesure que Achille se rapproche du point où il va rattraper la tortue, donnant ainsi l’illusion qu’il ne la rattrapera jamais.

L’interprétation donnée ici est donc que le paradoxe résulte du choix d’un référentiel décéléré relativement à un phénomène donné.

Au delà de la première conclusion

Mais allons plus loin. La recherche de la symétrie étant l’essence même de l’analyse, ce qui peut apparaître comme impossible à atteindre dans un temps fini peut donc ne résulter que de l’illusion due au choix d’un mauvais référentiel, tout autant que ce qui peut apparaître comme atteignable peut donc s’avérer être inatteignable en choisissant le référentiel approprié.

Vous croyez donc maintenant qu’Achille va rattraper la tortue ? Naïf que vous êtes !

En réalité « la tortue » est le nom mal traduit de ḡX demi-dieu maître des illusions temporelles, l’enfant caché de Cronos (né sous X, mais on vient de retrouver la preuve de sa paternité dans les caves secrètes de la Banque Centrale de Grèce). D’ailleurs étudier une tortue qui avance à 1 m/s aurait dû réveiller les soupçons…

index

Rhéa présentant une pierre emmaillotée à Cronos (wikimedia)

En réalité donc ḡX n’a de vitesse observée que discrète, car toute collection de mesure est discrète. Or il s’avère que ce qui semblait aller à 1 m/s n’était en réalité que le contact du pied gauche de ḡX foulant le sol, du talon (pas le talon d’Achille donc) aux orteils…A peine Achille semble avoir rattrapé les orteils de ḡX au bout de 1,111… seconde, que le pied droit de ḡX se pose alors 10 mètres plus loin…

Tandis que l'on aurait mesuré que la vitesse de passage du contact de son pied sur le sol, ḡX continue de marcher à son propre rythme... (image wikimedia)

Tandis que l’on aurait mesuré que la vitesse de passage du contact de son pied sur le sol, ḡX continue de marcher à son propre rythme… (image wikimedia)

N’aviez-vous donc pas compris La Fontaine ? « Rien ne sert de courir il faut partir à point » nous a enseigné le grand homme, nous démontrant que la tortue peut bien gagner sa course face au lièvre.

Mais qui est lièvre et qui est tortue ? Puisque les mesures sont par essence de nature discrète, l’incertitude conceptuelle est immuable.Le paradoxe est donc relancé dans un référentiel plus vaste.

Mais maintenant, si vous croyez avoir compris le fin mot de l’histoire, c’est que vous croyez qu’il existe des concepts capables de réifier l’Univers. C’est pourquoi je finirai ce post par une fin valide.ḡfin

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L’élu, la loi, le patrimoine

La loi Fabius toujours en vigueur, exempte les oeuvres d’art de l’impôt sur la fortune et leur applique pour la vente une taxe de niche à 5%  (source).

D’après l’internaute « Laurent Fabius a accumulé un patrimoine extrêmement conséquent tout au long de sa vie, notamment grâce à ses activités de marchand d’art« .

Le travail d’Etienne Chouard a consisté à démontrer de façon implacable que dans une véritable démocratie ce ne sont pas aux élus de faire les lois qui concernent les élus.


J’ai plusieurs fois démontré que l’essence même du contrat social était bafouée par une incohérence manifeste.

On pourra écouter le dernier Monnaie Libre (n°31), qui met le doigt sur le rôle de la provenance du financement des médias dans la propagation du faux au sein d’un système monétaire privateur. Voici les 4 derniers épisodes :

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La valeur unitaire n’est pas la valeur globale

Afin de comprendre le lien qu’il existe entre un euro et la masse monétaire €, il convient de comparer ce que l’on nomme en mathématique la fonction et l’intégrale de la fonction. L’intégrale consiste en la somme d’instant en instant des variations de la fonction.

L’intégrale n’est pas la fonction

Etudions ce phénomène à partir d’un exemple concret simple où nous mettons en jeu un entrepreneur produisant des ḡx. A temps « t1″ il produira 100 ḡx de valeur unitaire 10 et au temps « t2″ il produira 200 ḡx de valeur unitaire 7 (ayant réalisé des gains de productivité).

Qu’en est-il après le temps t2 de la valeur unitaire d’un ḡx et de la valeur unitaire globale des ḡx ?

Temps production valeur unitaire Valeur globale produite
t1 – fonction 100 10 100 x 10 = 1000
t2 – fonction 200 7 200 x 7 = 1400
intégrale(t1=>t2) 300 8 (2400 / 300) 1000 + 1400 = 2400

Que devons-nous constater ? Un surplus de production, faisant augmenter la valeur globale produite (et un bénéfice de 10% par unité augmenterait de 100 à 140, l’augmentation de la production sur-compensant le bénéfice unitaire moindre), alors qu’en regard la valeur unitaire baisse.

La valeur unitaire initiale de 10 passe à 8, tandis que la somme de la valeur globale passe de 1000 à 2400.

Ce qui semble contradictoire ne l’est donc absolument pas. A la baisse unitaire correspond une augmentation globale.

Alors qu’en est-il des pseudo-logiciens de l’économie qui prétendraient que la production de monnaie serait néfaste sous le seul prétexte que la valeur unitaire de la monnaie s’en trouverait affectée ?

évolution de la masse monétaire € 1999 – 2013

 Qu’en est-il en effet de la réflexion qui constate que le pouvoir d’achat unitaire peut baisser alors que le pouvoir d’achat global monte en regard ?

Evidemment devant cet effet, c’est surtout la bonne question qui faut se poser : Une production de monnaie au bénéfice de tous ou bien une production de monnaie arbitrairement distribuée ?

Tout ceci étant précisément mathématiquement et historiquement rigoureusement expliqué dans la Théorie Relative de la Monnaie.

On se référera aussi au post « résoudre le paradis » qui aborde d’une autre façon ce même phénomène de la création monétaire sous l’angle de l’analyse relative individuelle.

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Oregon (USA) : Amendement Constitutionnel pour un Dividende Universel

Le sénateur de l’Oregon Chip Shields (54 ans, démocrate) vient de présenter une proposition visant à modifier la constitution de l’Etat, pour lier l’impôt foncier à un dividende citoyen.

Le sénateur de l’Oregon Chip Shields

 En résumé, il propose une modification de la Constitution pour établir dans l’Oregon un impôt foncier basé sur la véritable valeur marchande actualisée du terrain, et dont le produit sera distribué au pro-rata des résidents de l’État (ce qui est donc pour le résident un dividende positif en dessous d’une valeur de propriété d’équilibre, à somme nulle pour cette valeur, puis négatif au delà).

Bottes de paille, chaume dans les champs (wikimedia)

L’amendement établit « l’agence des dividendes des résidents » pour administrer la collecte de la taxe et la distribution des dividendes.

L’amendement ne précise pas ce qui se passe quant aux propriétés qui seraient celles de l’Etat. Il est très important que l’Etat verse aussi dans ce cas le dividende associé à la valeur terrain, sans quoi le biais sera énorme si la majeure partie des propriétés étaient vendues à l’Etat, le dividende étant annulé de fait.

Le projet de loi a été présenté le 14 Janvier 2013, et renvoyé à un comité le 18 Janvier. Aucune autre mesure n’a été prise par l’Etat jusqu’à présent.

Le texte de l’amendement est disponible en ligne.

Le sénateur Chip Shields est joignable sur sa page officielle ainsi que sur son adresse mail.

A noter que cette approche correspond trait pour trait à la proposition de Thomas Paine, ainsi qu’aux quatre arguments pour un dividende universel.

Le fondement est que, si l’homme est légitimement propriétaire de la seule valeur ajoutée qu’il met sur la matière originelle, il n’est pas propriétaire de la matière originelle elle-même, qu’il ne peut avoir produit à aucun moment.

Dès lors on retombe sur la clause Lockéenne, qui est que l’on ne peut s’approprier les ressources originelles sans compensation pour ceux qui en sont ainsi privés. La compensation de ceux qui sont privés de la libre utilisation des ressources étant ainsi le gage essentiel de la légitimité de l’utilisation de ces ressources par les autres.

On se référera aussi à Daniel D. Moseley qui avait publié « A Lockean Argument for Basic Income« .

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Revenir aux fondamentaux

Je suis fan de Rugby depuis que tout petit j’ai vu un certain France – Angleterre, en fin des années 70 et devant lequel la complexité apparente des règles m’avait fasciné. Je ne comprenais pas pourquoi l’arbitre arrêtait le match toutes les 30 secondes… au bénéfice des Anglais… (oui, c’est bien  ce qui me semblait)

J’ai dû mettre quelques années avant de bien comprendre les subtilités du jeu, mais une fois assimilées, quel régal de voir un magnifique match, comme ce France – Australie de 1987 en demi finale de la Coupe du Monde et l’essai d’anthologie de Serge Blanco dans le temps supplémentaire, qui envoyait la France en finale !

Match de Rugby au Stade de France (wikimedia)

 Au Rugby plus qu’ailleurs il est très important de « revenir aux fondamentaux » quand le jeu s’étiole par excès de n’importe quoi. Les touches, la mêlée, la protection du porteur de ballon, le hors jeu… C’est un jeu de gagne-terrain lent et stratégique, ponctué d’exploits inattendus.

Voici un autre jeu de gagne terrain lent et stratégique, parce que son origine date de plusieurs générations avant nous et son évolution et ses règles impactent plusieurs générations après nous.

Or l’un des adversaires du match tente actuellement de distraire l’autre du fondamental, en parlant de tout sauf des règles et de l’arbitrage.

Evolution de la « dette » (wikimedia)

Le fondamental consiste en la recherche des 800 milliards supplémentaires de « dette » (émission de l’auto-proclamée « monnaie commune »), arbitrairement allouées depuis l’an 2000. Pour qui ? Pourquoi ? Avec quelle légitimité ? Jugé selon quel tribunal librement établi ?

Comment le ballon a-t-il été passé d’une génération à l’autre au bénéfice des uns et au détriment des autres ? Pourquoi les jeux sont-il déjà faits pour les 40 prochaines années alors que la plupart des joueurs n’ont rien vu venir ?

Comment les règles du jeu permettent-elles éventuellement à l’arbitraire de se manifester ? Il y a un trou dans les règles qui permet le « Grand Fossé » et sa mêlée défensive « population tampon » se fait ainsi trouer allègrement sous le regard de quelques spectateurs avertis médusés.

Le revenu net, défalqués des taxes, impôts et cotisations est le même
entre 1200 et 2000 € de salaire (ou chiffre d’affaire brut), appelé « Grand Fossé« 

Il y a bien une règle qui prétend véritablement que chacun puisse véritablement jouer au ballon et tenir son rôle dans l’équipe. Elle est prétendument défendue par ceux qui s’intéressent à ceux qu’ils nomment eux-mêmes comme « les plus démunis », il doit s’agir des ailiers de l’équipe sans doute… A moins qu’il ne s’agisse des spectateurs qui n’auraient pas le droit de jouer à ce jeu ?

Pour sûr ils sont noyés dans des règles difficiles…

 Pour finir ce rappel, apprécions donc le beau jeu, celui qui gagne et ne triche pas.


France Australie 1987
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L’essence du non

Soit une méthode algorithmique définie M, (composée de tous les groupes de méthodes connues M1, M2, M3, …, Mn) permettant de déterminer si des suite (Un) quelconques, convergent ou non, en donnant pour résultat M(U) = respectivement 1 ou 0.

Soit G la suite de nombres dont les k premiers termes sont algorithmiquement définis comme suit :

1°) k = 0 ; G0 = 0
2°) Gk+1 = Gk + M(G)
3°) Ajouter 1 à k et retour en 2°)

Qu’en est-il de M(G) ?

Si M estime que G converge alors M(G) = 1 et les termes de G seront tous définis par Gk+1 = Gk + 1, ce qui implique que G diverge. Ce qui est contradictoire.

Si M estime que G diverge alors M(G) = 0 et les termes de G seront tous définis par Gk+1 = Gk, ce qui implique que G converge. Ce qui est aussi contradictoire.

M ne peut donc aboutir à une conclusion définitive qui par construction remettrait en cause la nature même de G.

La convergence de G est donc indécidable par M

ḡlibre

 

Conclusion : quel que soit l’état des méthodes de résolution de convergence connues, il existe toujours des suites de nombres dont la convergence ne peut pas être déterminée par ces méthodes.

Creative Common by Ḡaluel (version originale sur ḡlibre)

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Résoudre le paradis

Les paradis fiscaux seraient un problème.

Pourquoi ? Parce que « l’argent » qui s’y trouverait ne pourrait passer par la case « fiscalité » et ne participerait donc pas à « l’effort commun »…

Un raisonnement dicté par des catégories conceptuelles réductrices, qui évacue la compréhension de la dimension monétaire de la question.

La Théorie Relative de la Monnaie introduit un raisonnement simple, qui apporte un éclairage fondamentalement nouveau sur ce « problème ».

Pour mieux le comprendre on peut non seulement lire la TRM et en vérifier soi même les raisonnements et conclusions, mais on peut aussi sur ce sujet précis se référer à cet ancien post contenant une vidéo et des graphiques, ou encore on peut lire attentivement ce post, en se munissant d’un tableur, et aboutir soi-même aux conclusions, sans se laisser aller à la paresse intellectuelle qui consisterait à répéter des poncifs qu’on aurait pas vérifié soi-même.

La TRM nous fait remarquer que la monnaie n’a pas de valeur en terme quantitatifs, mais relativement à la moyenne monétaire par citoyen de la zone concernée. Ainsi on comprend facilement qu’il n’est pas la même chose de posséder 1000 pour une moyenne de 50 000 de monnaie par citoyen, que pour une moyenne de 1000 000 de monnaie par citoyen.

Mais alors donc que se passe-t-il si on verse un Dividende Universel inconditionnel à tous les citoyens de la zone monétaire concernée ? Nous allons simuler trois groupes d’individus « pauvres », « moyens » et « paradis fiscaux », en regardant comment évolue dans le temps leurs sommes monétaires.

Pour faire simple nous calculons un Dividende de 10% / an de la masse monétaire totale, répartie inconditionnellement entre les trois groupes et regardons l’évolution année après année.

Tout d’abord quantitativement :

évolution de la quantité de monnaie de chacun des groupes

Alors bien sûr, l’argument de celui qui s’arrête à ce premier graphique peut être de dire « voyez si on donne à tous inconditionnellement, les riches recevant autant que les pauvres, alors l’écart ne se réduit en rien, et le riche échappant à l’impôt dans son paradis fiscal reste hors de la contribution commune ».

Ou un libertarien ferait des phrases fausses, en affirmant « les prix montent avec la monnaie, donc le Dividende Universel est à somme nulle, ce qui est gagné est perdu par l’inflation ». Ce qui non seulement est faux, mais en sus invalide toute réticence relative à un Revenu de Base, puisque si c’est vraiment « à somme nulle » il n’y a donc aucune contre-indication pour le faire. La vérité est ailleurs…

Celui qui réfléchit et ne répète pas des poncifs éculés comme il réciterait des mantras, sait bien que la monnaie, comme tout autre bien économique, n’a pas de valeur absolue.

Notamment il se dit que si une unité de monnaie « perd de sa valeur relative » année après année, si donc la masse monétaire augmente, l’individu reçoit aussi un dividende universel. Il y a donc un bilan entre « ce qui est perdu par dilution » et « ce qui est gagné par augmentation », qui ne saurait se calculer en lançant des phrases en l’air, mais uniquement suite à un calcul rigoureux, pas bien compliqué au demeurant…

Il évalue donc année après année comment évoluent les pouvoirs d’achat relatifs de chacune des sommes monétaires considérée, en divisant la somme augmentée du dividende universel par la moyenne de la monnaie existante par citoyen à l’instant t du calcul.

Et donc maintenant relativement :

Evolution du pouvoir d’achat relatif de chacune des catégories,
bénéficiant d’un Dividende Universel inconditionnel.

Le pouvoir d’achat relatif « moyen » ne change pas, le pouvoir d’achat relatif « pauvres » augmente, tandis que le pouvoir d’achat relatif « paradis fiscal » diminue (et on démontre que dans ces conditions ils convergent tous, lentement mais inexorablement, vers la moyenne).

Ceci par la simple distribution du Dividende Universel inconditionnel (Revenu de Base).

Sans administration fiscale pléthorique, sans besoin d’invoquer l’évasion fiscale et toute autre type de pis-aller inconséquent.

Au contraire se placer dans la fausse nécessité « d’aller chercher l’argent là où il est » non seulement pose un problème de droit de propriété (cf voir Chypre et comprendre), mais permet de gagner un maximum de temps, puisque tant que cela reste impossible, l’assèchement monétaire poursuit son oeuvre destructrice.

Par ailleurs on ne voit pas en quoi le fait que les prix auraient monté du fait de l’inflation, change quoi que ce soit au fait que les pouvoirs d’achats relatifs des uns et des autres ont tendance à converger à terme. L’écart de pouvoir d’achat relatif des uns et des autres converge bien de façon lente mais irréfutable, quel que soit le niveau des prix. L’argument qui dirait donc que l’inflation compense la création monétaire est faux quand on regarde précisément les pouvoir d’achat relatifs des individus, en précisant comment la monnaie est distribuée.

Celui qui a compris ce raisonnement est donc parfaitement en mesure de l’expliquer rigoureusement à autrui.

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Je déclare

Je déclare que mon cerveau et mes rétines oculaires sont placés sous une licence libre.

Cette licence précise que tout ajout / modification réalisés sur mes rétines et mon cerveau sont sous cette même licence et tombent dans le domaine public.

Google Glass (wikimedia)

De sorte que tout prétendu copyright qui ne se protégerait pas de mon regard et viendrait donc à rencontrer mon espace visuel souverain placé sous cette licence tombe sous cette même ḡlicence.

ḡlibre

 
Il en résulte que celui qui veut garder un copyright privateur sur un objet doit éviter d’entrer dans mon espace visuel et rester donc inaccessible à ce regard souverain qui est ma pleine propriété ainsi définie.

Tout contrevenant sera puni par la ḡLoi.

A lire, sur S.I.Lex, Les Google Glasses peuvent-elles changer le statut juridique de la vision ?

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Movim, un choix ouvert et libre

Certains auront du mal à comprendre comment une monnaie peut s’avérer être « libre » alors que bien évidemment si chacun développe sa propre monnaie on ne peut véritablement parler de monnaie, tandis que si au sein d’une communauté contractuelle chacun pouvait modifier le code de la monnaie de son propre côté, on ne pourrait pas non plus parler de contrat.

Aussi on parle en effet de monnaie « libre » par extension, mais plus précisément il s’agit d’un protocole ouvert, fonctionnant sur la base de logiciels libres. Pour que ce code ouvert soit véritablement la base d’une « monnaie libre », il convient en outre selon la Théorie Relative de la Monnaie (TRM), qu’il respecte les trois libertés économiques et le principe de relativité et ne s’impose pas à ceux qui l’utilisent, mais soit choisi par eux. Ce qui dès lors élimine les candidats €, $, ¥ etc… dont les modifications de fonctionnement ne passent même pas par une validation démocratique.

Nous allons comprendre un peu mieux ces aspects essentiels en nous concentrant par analogie sur l’expérience du réseau social libre Movim (de fabrication Française Mr le Ministre !).

Page d’accueil de connexion sur pod.movim.im

Comme je l’ai annoncé lors d’un post précédent j’ai en effet quitté les réseaux sociaux centralisés et privateurs twitter et facebook. Ils sont centralisés parce qu’ils reposent sur des serveurs non-reproductibles par chacun et privateurs, parce que les protocoles et données que vous publiez sont entièrement sous le pouvoir (avec modifications sans préavis) des seules entreprises qui les contrôlent. J’ai donc rejoint Movim sans aucun regret.

Ainsi vous ne pouvez pas installer un « serveur twitter » ou un « serveur facebook » qui puisse communiquer librement avec d’autres serveurs de même nature.

Comment fonctionne Movim ? Movim tout d’abord repose sur un protocole ouvert qui se nomme XMPP. Ce protocole ouvert a permis depuis quelques années à des centaines de serveurs librement établis de proposer des espaces de discussion de personne à personne, de groupe de personnes à groupe de personnes. Ces serveurs se nomment serveurs Jabber.

Logo de la fondation du protocole XMPP

Jusqu’à présent des logiciels libres permettaient d’entrer sur ce réseau social librement établi. Mais ils ne permettaient pas ce que permettent twitter et facebook, c’est à dire l’interactivité Web, alors que le navigateur WEB est devenu une des interfaces incontournables d’internet (n’en tirez surtout pas la conclusion qu’internet, lui-même basé sur un protocole TCP/IP se limite au seul WEB, qui n’en est que l’écume !).

Je ne peux que conseiller au passage d’utiliser de préférence un navigateur WEB libre comme Firefox.

logo stylisé de Firefox

Et bien avec Movim on y est  ! On peut donc désormais retrouver toute l’interactivité WEB sur la base du protocole XMPP, en utilisant un serveur movim que chacun a la possibilité d’installer chez lui. Mais mieux encore, il vous suffira de vous connecter avec votre login Jabber sur le premier pod de production déjà disponible pod.mov.im ! Et voici ce que nous donne l’interface de Movim 0.7 sur ce premier pod :

Galuel est désormais en vol sur Movim !

Il vous faudra donc auparavant si vous avez bien suivi, créer votre propre user sur un serveur Jabber. Toute une liste déjà existante est disponible sur l’aide de Movim. Pour ma part j’ai créé le mien sur le serveur Jabber WEB Jappix, facile d’utilisation, qui vous permettra de créer votre user très facilement et très rapidement.

Les plus techniciens choisiront outre d’installer leur propre serveur Movim, d’installer leur propre serveur Jabber. Mais nul besoin de le faire pour comprendre que le fait que cela soit possible pour tous, suffit à en faire un réseau social libre !

Résumé pour démarrer sur Movim :

(1) vous créez votre user Jabber (sur Jappix ou tout autre serveur Jabber)
(2) vous vous connectez directement (ex : user@jappix.com) sur pod.mov.im
(3) c’est parti !

On comprend dès lors la très grande liberté qu’offre ici Movim, totalement indépendant des serveurs XMPP sur lesquels il s’appuie. Ce qui permettra ainsi à chacun de se connecter au réseau social avec des logiciels autres que le navigateur WEB. Et ils sont déjà nombreux et très aboutis ! (J’utilise pour ma part l’excellent PSI+).

Mais donc désormais avec sa dernière version Movim fait entrer le protocole XMPP dans le monde des réseaux sociaux WEB libres !

Vous devez avoir compris les deux couches ici présentées, que sont 1) le protocole XMPP, et 2) le logiciel WEB movim permettant d’utiliser ce protocole. Et de la même façon, en y réfléchissant, vous prendrez conscience qu’il y a aussi deux couches à la monnaie, qui sont 1) ses règles de création et d’échange, constituant un protocole (libre au sens de la TRM, ou bien seulement ouvert ou encore privateur) et 2) les outils permettant de l’utiliser (pièces et papier monnaie, chéquiers, CB, comptes bancaires…).

Et bien qu’ils interagissent, chacun de ces deux aspects est soumis à des problématiques très différentes. Les libertés sont présentes ou absentes dans les codes et protocoles selon la manière que l’on a de pouvoir les utiliser, modifier, transmettre, ou pas.

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Une "filière d’avenir" est une filière du passé

Par construction, ce qui est conceptuellement déjà défini est existant. Le concept une fois affirmé et à partir du moment où il s’institue dans une « filière », un modèle répétitif, une causalité connue, n’est pas de l’essence de l’innovation.

Il n’est pas ainsi possible « d’investir dans l’innovation ». Cela reviendrait à croire qu’il est possible de répéter l’improbable, d’industrialiser la création, qui par essence est unique, non reproductible et premier.

Ainsi on peut reproduire industriellement la première imprimerie, celle de Gütemberg, mais pas répéter l’innovation de Gütemberg, en tant que telle, en tant qu’innovation, qui n’existait pas avant lui et fait déjà partie du passé une fois réalisée.

Johannes Gutenberg (wikimedia)

Ainsi copier n’est pas créer.

Ainsi l’existant n’est pas le ḡexistant.

ḡ dit « glibre« 

L’innovation véritable a donc pour essence de ne pas appartenir aux hommes du passé. Il est donc profondément faux d’affirmer que des hommes aient quelque possibilité que ce soit de définir devant des semblables une possibilité pour eux d’investir dans des « filières d’avenir ». La croyance en cet illogisme n’est que de l’ordre du faux, du mensonge ou au mieux de l’ignorance.

Cette croyance affirmée est de l’ordre de la négation de l’autre.

Prétendre définir pour autrui ce qui est innovant et ce qui ne l’est pas, c’est l’essence même du dictat le plus fondamental. C’est se prétendre propriétaire unilatéral des phénomènes par la généralisation du concept.

Qui se définit comme prétendant « avancer », ou comme « incitant à avancer », ne fait que dicter sa propre mesure de ce qu’il estime cap ou non-cap.

On peut, d’une toute autre façon, transmettre aux hommes dans le temps et au fur et à mesure de leur temps d’existence et de leur renouvellement, génération après génération, les libertés économiques.

Ce qui peut permettre à chaque homme, sans jugement aucun, d’être en mesure de produire, créer l’inconnu, l’indéfini, de réaliser des ḡcréations et de développer ainsi ce qu’ils définissent eux-mêmes, sans aucune prédestination, sans aucun acquiescement préalable, comme étant leur avenir libre, échappant donc à toute saisie conceptuelle présente.

Au lieu de quoi, des hommes répétant le passé s’illusionnent d’être créateurs, tandis qu’ils n’ont pas conscience de la ḡcréation. Ils accumulent ainsi, année après année, des nuisances de plus en plus lourdes, qui ne peuvent se libérer qu’à l’occasion d’un grand fracas.

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