Unité de mesure et topologie

Voici un point aveugle pointu. Il s’agit ici de la méconnaissance de la différence fondamentale qu’il y a entre les mathématiques pures d’une part et le monde physique d’autre part, de cette ignorance découlant des raisonnements et conclusions erronées.

Pour faire court, il n’existe pas de géométrie a-priori du monde physique, la géométrie du monde physique n’a d’existence descriptive (mathématique) que relativement à une métrique de référence elle-même physique, en l’occurrence aujourd’hui ce sont deux références : la vitesse de la lumière, et le temps fondé sur l’atome de Cesium qui déterminent la mesure possible des distances, RELATIVEMENT, à ces référents. Pour autant, la mesure d’une distance (Terre – Lune par exemple) grâce à ces référents, ne signifie pas que cette distance sera ni « de la lumière » ni « de l’atome de Cesium », ce qui n’aurait aucun sens. Ce qui est très exactement le contre-sens fondamental développé ici.

En sus, il serait erroné de croire que changer de référent pourrait se faire via une transformation simple de l’espace ainsi-mesuré. Ainsi avec la Terre comme objet physique référant de distance (le mètre = 1/40 000 000 de sa circonférence), l’univers entier redevient euclidien avec un temps indépendant et n’a pas du tout la forme spatio-temporelle complexe topologiquement qu’avec (Lumière, Cesium).

Les objets physique de référence déterminent donc la topologie mathématique et les topologies mathématiques distinctes n’ont pas a-priori de transformations possibles l’une dans l’autre, dans le sens où des objets uniques dans l’une n’auront pas d’image déterminée et unique dans l’autre.

De la même façon il s’agit bien d’une valeur économique particulière de référence, qui déterminera la topologie mathématique de l’économie considérée, les exemples physiques ayant leurs limites, et les problèmes topologiques étant exprimés dans la TRM sous le chapitre « le champ de valeur », et sont aussi abordés dans cette vidéo, où l’exemple de la température en physique est une analogie qui a ses limites et ne permet absolument pas une transposition équivalente en économie (qui se rapproche bien plus d’une topologie 4D, quoique cela reste encore insuffisant pour comprendre).

Galaxie (wikimedia)

Galaxie (wikimedia)

« Etalonner les comptes non pas à partir de zéro, mais autour de zéro » ne change absolument rien ni à la comptabilité, ni à la référence de mesure de la comptabilité, cette précision n’a absolument aucun intérêt, dans quelque domaine que ce soit. Ainsi décider que le 0° de température soit au gel de l’eau, ou bien qu’il soit au gel de l’huile, ne changera rien à la mesure de température par une transformation linéaire simplissime. Ce qui changerait profondément la mesure de température ce serait une définition qui ne tienne pas compte de la pression atmosphérique par exemple, ce qui chamboulerait par ailleurs toutes les Lois physiques qui tiennent compte de la température (elles deviendraient toutes fausses, il faudrait les refaire).

Il y a une énorme confusion de cette façon entre plusieurs notions fondamentales :

– La référence qui permet d’établir une correspondance
– La mesure
– La valeur
– La transaction de valeurs (qui se mesure, mais n’est pas la référence de la mesure)
– Les nombres qui sont tirés de la mesure, elle-même dépendant de la référence
– L’ignorance de la relativité des valeurs
– L’ignorance de la non-matérialité des valeurs.

Exemples

– Un professeur P1 donne un cours de mathématique contre 100 unités de monnaie, s’il a +100 en monnaie sur son compte, où est ce qui est « sorti de son compte » ?

– Un autre professeur P2 donne un cours de mathématiques contre 1000 000 000 000 000 d’unités de monnaie, car son cours est d’un niveau incomparablement supérieur à tous les autres, des dires de ses propres élèves, tout à fait prêts à passer en « négatif en nombres purs, sans référence »… Que deviennent les +100 de P1 dans une comptabilité générale entre les individus (P1,P2, I3, I4,…, In), où de +100 sur un seul compte d’une comptabilité(t1) nous passons à une comptabilité(t2), où + 1000 000 000 000 100 sont disponibles en dépense ? Divisez cette comptabilité par + 1000 000 000 000 100 sur tous les comptes, pour obtenir des chiffres « raisonnables », pensez-vous qu’une opération mathématique y changera quoi que ce soit ? Que deviennent les +100 / 1000 000 000 000 100 de P1 ?

– Une monnaie EST une valeur de référence commune, pour ceux qui la reconnaissent et l’acceptent comme telle. Si elle n’est pas définie, ni finie à un instant « t », qu’elle peut passer de +100 à +1000 000 000 000 100 sur la décision d’individus tiers selon « leur liberté », où est la non-nuisance relativement à une « valeur de référence commune » ? Si le physicien PHY1 donne une mesure de distance « d1 » à un physicien PHY2, sans préciser la référence de cette mesure (des mètres, des miles, une proportion de changement gravitationnel auprès d’une source de matière définie, ce qui ne donne pas forcément un changement d’unité « simple »), que peut faire PHY2 de cette mesure ? Est ce que (d1,ref1) est transposable dans l’espace de PHY2 par T(d1,ref1) = (d2,ref2), autrement dit est-ce qu’il existe toujours « f » permettant d’établir T = f(ref1,ref2) ? Absolument pas, il n’existe pas de fonction f solution de cette équation, permettant d’établir un T bijectif pour tout couple référent (ref1,ref2).

– La MESURE relativement à une valeur de référence (monnaie), N’EST PAS DE LA MONNAIE, tout comme la distance Terre – Lune, N’EST PAS (Lumière, Atome de Cesium). Autrement dit LA TRANSACTION n’est pas la référence relativement à laquelle on MESURE. Autrement dit si P1 donne son même cours de mathématiques pour 10 bananes, alors que la veille il le donnait pour 100 unités de monnaie, et bien qu’il n’y ait donc aucune transaction de monnaie dans l’échange (cours de mathématiques – bananes), c’est bien la mesure d’un événement reproductible dans d’autres conditions, relativement à l’élément de référence, qui permet la déduction : « il est raisonnable d’établir qu’à cette date, en cet endroit et pour ces personnes précisément, 10 bananes = un cours de mathématiques = 100 unités de monnaie », qui établit par abus de notation non pas une égalité de valeurs, mais une égalité locale (dans l’espace-temps) sur la TRANSACTION de ces valeurs, et cela, relativement à une référence COMMUNE.

– La comptabilité est relative. Ainsi d’un seul coup d’oeil un relativiste détruit une comptabilité « équilibrée » en une comptabilité de montants très différents, et parfaitement « déséquilibrée », et réfute toute tentative d’établir une impossible « comptabilité pure », tout comme il n’existe aucune « métaphysique pure ».

Pour finir ce sujet que la TRM pose comme fondement essentiel, et qui est une parfaite absence de fondement, je vous invite à étudier la TRM sérieusement pour ne pas dire n’importe quoi à propos de tout et de l’absence de tout, ainsi qu’à étudier sérieusement, pour le sens de ce qui est dit (mais aucunement et en aucune façon, pour l’autorité qui n’existe pas) :

« Précisément dans la même mesure » de Poincaré (1904)
« Qu’est-ce qui est monnaie ou pas » (2013)
« La preuve de la valeur » (2013)

Et je conclus en affirmant qu’à la lecture de ce qui est dit généralement, le problème de savoir ce qu’est une mesure et une unité de mesure mériterait d’être étudié sérieusement avant de se prononcer.

Quant à ceux qui ont dépassé le stade de l’étude et l’attente, j’affirme sans aucune ambiguïté possible : une monnaie libre est possible, ceci étant démontré de manière irréfutable par l’homme par la TRM, qu’elle a toujours été possible, qu’elle a une FORME unique, et que la seule raison pour laquelle les hommes ne l’utilisent pas, a plus à voir avec le « théorème du produit vectoriel » (private joke) qu’avec une question de « choix », car s’il s’agissait de « choix », on se demande bien pourquoi l’homme n’aurait pas encore colonisé Mars.

De sorte que « choisir » suppose un existant, et comme l’économie est fondée sur l’homme, on se demande sur quel genre de présupposé un homme se prétendrait en mesure de « choisir » ce qu’il n’a pas produit lui-même, à part le fait de nier l’égalité entre les hommes, et de ne pas se regarder dans la glace.

Quant aux résultats, affirmations, fondements, conclusions et développements qui ne sont développés nulle part, n’ont pas de descriptifs établis, d’exemples, d’expériences ou de simulations vérifiables et reproductibles, je dis et j’affirme qu’il s’agit de verbiages, de mots alignés, d’agitation de l’esprit, de perte de vue, d’absence de sens et de direction.

Celui qui a déterminé où il veut se rendre est en mesure de tracer une carte, d’en détailler le contenu, et de déterminer un chemin qui mène à la destination. La contraposée est évidente.

Ici vous pouvez reprendre la respiration par le nez.

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DUĞ et Dividende Universel d’ordre n

Depuis Newton (1643 – 1727) et Leibnitz (1646 – 1716) les sciences ont bénéficié de l’invention mathématique du « nouveau calcul », qu’on appelle aujourd’hui le calcul différentiel. Cette méthode permet d’avoir d’excellentes approximations, aussi fines que l’on veut, d’une fonction continue que l’on voudrait tracer à partir de points discrets (séparés).

Ainsi si l’on prend 3 points sur un plan, le développement d’ordre 1 consiste à tracer des segments entre ces points, tandis qu’on peut avec ces seuls trois points trouver le morceau de parabole (une ligne courbe de degré 2, de la forme f(x) = ax²+bx+c) qui passe par ces trois points.

parabole (odre 2) ou segments (ordre 1) ?

parabole (odre 2) ou segments (ordre 1) ?

Avec 4 points on peut trouver la fonction d’ordre 3 qui les relie, sous la forme f(x) = ax³+bx²+cx+d, et généralement avec (n+1) points disponibles, ont peut les relier par la fonction polynomiale d’ordre n.

On démontre que généralement les fonctions bien « lisses » (continues et dérivables, à opposer aux fonctions qui montreraient des « trous », ou bien des « coins » ou formes « pointues »), peuvent être approchées au plus près par ces développements d’ordre « n ». Ce qui fait que, inversement, quand on dispose d’une série de points discrets, la meilleure approche pour reconstituer la fonction « lisse » qui les relie est d’adopter un développement de cette forme.

Concernant une monnaie libre, nous disposons de deux éléments pour établir la forme de la masse monétaire « M ». Tout d’abord une série de points discrets au cours du temps « t », (M/N)(t), dû au fait que le nombre « N » de membres est lui même discret et en variation discrète à la hausse (arrivée de nouveaux membres) comme à la baisse (départ de membres), et une connaissance de sa forme fondamentale pour « N » stable qui est : (M/N)(t) = (M/N)(0) ect.

On appelle « dividende universel » ou « DU » la variation de M/N, qui sous sa forme fondamentale pour N stable est DU(t) = c*(M/N)(t). Comment maintenant trouver une bonne valeur pour le DU dans l’environnement où « N » varie ? La TRM répond à cette question en donnant des pistes « d’ordre 1 » et en annonçant que bien d’autres solutions existent, qui sont toutes proches, et doivent toutes avoir pour caractéristique fondamentale de retrouver DU(t) = c*(M/N)(t) pour « N stable ».

Pourquoi ces formulations du DU sont d’ordre 1 ? Parce que la puissance de « c » associée est de 1. Pouvons nous alors trouver des solutions plus « lisses », qui soient d’ordre 2, d’ordre 3… D’ordre « n » ? Oui tout à fait, et cela peut se faire assez facilement, en partant de la forme fondamentale de M/N. Etant donné que nous avons des données de variations discrètes, et une forme fondamentale connue pour le DU :

  • Une collection de (M/N)(t) précédentes avec des N(t) qui varient
  • DU(t) = c*(M/N)(t)

Le DU étant la variation de M/N on a aussi (M/N)(t+1) = (M/N)(t) + DU(t), et en multipliant par « c » on obtient : c(M/N)(t+1) = c(M/N)(t) + c*DU(t)

Que l’on peut donc écrire aussi comme DUĞ = DU(t+1) = DU(t) + c*c*(M/N)(t) soit :

DUĞ = DU(t) + c²(M/N)(t)

Une forme qui est donc un « mix » entre le DU précédent et l’actualisation de M/N, et qui tient donc compte des variations de « N », de manière « lisse ».

Comment obtenir un ordre 3 ? En réalisant la différentielle des variations, DU(t+1) – DU(t) = c²(M/N)(t), de l’ordre 2, de manière discrète à gauche de l’équation, et par approximation continue à droite :

[DU(t+1) – DU(t)] – [DU(t) – DU(t-1] = c³(M/N)(t) d’où :

DUĞ3 = 2DU(t) – DU(t-1) + c³(M/N)(t)

Et ainsi de suite pour les ordres supérieurs, l’ordre « n » étant calculé en tenant compte du fait que la variation de l’ordre précédent sera de la forme cn(M/N)(t), du fait de la forme fondamentale continue de (M/N).

Gottfried Wilhelm von Leibniz (1746 - 1716) - wikimedia

Gottfried Wilhelm von Leibniz (1746 – 1716) – wikimedia

Les formes d’ordre « n » étant supérieures en terme de précision aux formes d’ordre inférieur, il faut toutefois garder en tête, qu’une forme simple est préférable en terme d’explication, de compréhension, et de vérification personnelle simple à faire. Aussi la forme DUĞ d’ordre 2 est sans doute une des meilleures formes possibles dans le sens où c’est la première approximation à proposer une approximation différentielle qui tient compte des variations de N, tout en gardant une forme finalement assez simple et facile à comprendre.

Notamment on doit comprendre immédiatement qu’avec DUĞ le DU suivant est un ajout de « quelque chose de petit » (étant donné que c est « petit » alors c² est « très petit »), qui s’ajoute au le DU précédent.

De manière générale et pout toute fonction, l’ordre 1 sera toujours « grossier », et consistera à relier des points avec des segments de droite, ce qui est bien moins fin que de les relier avec des valeurs de fonctions dérivables, et il sera même faux et possiblement dangereux dans certains cas (pas tous) de fortes variations de N, plaçant les membres dans une nasse monétaire fortement asymétrique pendant un temps assez long (mais pas éternel non plus… on s’en convaincra au besoin en effectuant quelques simulations numériques).

Quelques possibilités de formulation pour le DU :

  • Ordre 1 : DU(t+1) = (1+c) DU(t) (ignorant « N » => forts « sauts » relatif en % M/N)
  • Ordre 1 : DU(t+1) = c*(M/N)(t) (ignorant la continuité du DU => forts « sauts » relatif en DU)
  • Ordre 1 : DU(t+1) = [(1+c) DU(t) + c*(M/N)(t)] / 2 (un compromis moyen)
  • Ordre 2 : DU(t+1) = DU(t) + c²(M/N)(t) (ou DUĞ ou DUĞ2)
  • Ordre 3 : DU(t+1) = 2 DU(t) – DU(t-1) + c³(M/N)(t) (ou DUĞ3)
  • Ordre 4 : DU(t+1) = 3DU(t) – 3DU(t-1) + DU(t-2) + c⁴(M/N)(t) (ou DUĞ4)
  • etc… Une infinité de formes approchées étant possibles

Toutes ces formes étant équivalentes pour « N » stable.

Pour approfondir ce sujet, étudier les coefficients binomiaux ainsi que le développement limité d’une fonction.

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Masse Monétaire € Août 2016 : nouveau record pour la BCE, le RSA s’enfonce !

La BCE vient de publier les données concernant la masse monétaire euro pour Juillet 2016. M3 € s’établit à 11 174 milliards d’euros pour 300 millions de citoyens, soit 37 247 € / citoyen.


Contribuez à la sortie des prochains posts en monnaie libre (cf comment rejoindre test-net) sur le compte :

  • pubkey = 5ExBCM9a9DJSxtRgjkEoNxX3LvUVEeYsG6WZAbChGfn6

M1, M2, M3 € Août 2016

M1, M2, M3 € Août 2016


En comptant les créances et bons du trésor dans la double masse monétaire, nous pouvons calculer les données relativistes correspondantes d’une monnaie libre de mêmes paramètres :

  • csym = ln(ev/2)/(ev/2) = ln(40)/40 = 9,22% / an
  • M/N = 2 * 11 174 / 0,300 = 74 493 € / Citoyen
  • DU = c*M/N € = 6 868 € / an = 572 € / mois

Une masse monétaire libre, équivalente en masse et comprenant un même nombre de membres serait donc établie sur le fondement symétrique dans l’espace-temps d’un dividende universel (inconditionnel et cumulable) de même ampleur.

Evolution du RSA Français, non inconditionnel et non cumulable, soumis à la distorsion du « Grand Fossé », depuis l’an 2000 et en % de la double masse monétaire, revalorisé à 524,68 € / mois en Avril 2016 :

Evolution du RSA en % de la double masse monétaire

Evolution du RSA en % de la double masse monétaire

Le bilan de la BCE qui avait quitté les territoires de croissance positive depuis Février 2013, repasse en croissance positive exceptionnelle et dépasse son niveau historique de 2012.

Ceci est le QE même, le « Quantitative Easing », l’émission monétaire qui passe du secteur bancaire privé décentralisé vers la banque centrale, les deux équipes qui se passent la balle de l’émission de cette monnaie non-libre de manière cyclique, sur longue période (relativement à l’espérance de vie humaine).

L’évolution du bilan de la BCE 1999 – 2016 :

Evolution du Bilan de la BCE

Evolution du Bilan de la BCE

Répartition du capital de la BCE inchangé depuis 2014, mais qui devrait bientôt (à échelle 2 ans) subir des changements suite au « Brexit »…

Répartition du capital de la BCE 2014 - 2015

Répartition du capital de la BCE 2014 – 2015

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