Les médias sont nuls

Oui les médias « traditionnels » sont nuls, arrêtez de les consulter, cherchez l’information sur internet, faites vous votre propre opinion.

Exemple, le cours du Pétrole. Ils vous serinent depuis le début de cette crise, il est passé de 150$ à 30$, croyez vous qu’ils aient travaillé 30 secondes pour traduire l’américain en bon Européen ? Que dalle.

Source sur l’excellent http://lalisterose.com/index.html

Voilà la vérité en bon Européen, en euros donc, c’est de 90 € à 30 € qu’il a chuté le « baril », et depuis fin 2006 il a évolué entre 40 € et 90 €.

Faut arrêter de les acheter et de les voir, ils ne font aucun travail, ils ne vendent pas du travail, ils font du copier coller, alors cherchez l’information vous mêmes, vous n’avez pas besoin d’eux.

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Evolution de la masse monétaire

On peut se poser la question : comment évolue la masse monétaire dans l’histoire ? Une fois abandonnée toute idée d’imposition de vision dogmatique à cette notion, il reste la simple et claire vision purement expérimentale.

Comment faire pour mesurer son évolution ? Le plus simple est sans doute de la mesurer en Or. Combien une unité monétaire vaut-elle d’Or dans le temps ? Mesurer cette valeur nous donnera une idée partielle de ce qui se passe, l’Or étant stable comme valeur dans un temps court (ce qui est moins clair sur un temps long où sa rareté peut augmenter avec la population si la production ne suit pas).

Le site PRO-AT nous donne une synthèse graphique intéressante avec la Livre Sterling.

Que remarquons-nous ? Logiquement la masse monétaire augmente dans le temps, dévaluant la monnaie régulièrement dans le temps.

Par contre, que faut-il noter ? Cette dévaluation se fait brutalement, sans anticipation, et à chaque fois apparaît en même temps qu’une une crise majeure (1ère et 2ème Guerres Mondiales, 1er Choc Pétrolier de 1971).

La réalité économique est donc une augmentation de la masse monétaire (ou dévaluation de la monnaie, ce qui est équivalent) par palliers soudains, au bord d’une crise majeure, la réalité politique est une volonté farouchement dogmatique d’avoir une monnaie « forte » qui ne se dévaluerait pas par rapport à l’Or (les palliers).

Quel scientifique n’en tirerait pas la conclusion qui s’impose ?

Le dogme de la monnaie « forte » s’écroule devant la réalité expérimentale. Il n’a pas lieu d’être, il n’est pas en rapport avec ce qui est observé, il ne représente pas la Loi d’évolution d’une masse monétaire dans une économie en croissance.

Pire, c’est le dogme, qui, étant contre la réalité de la croissance économique (et donc, où l’on comprend finalement la nécessité d’une croissance en rapport de la masse monétaire), qui provoque les crises sociétales globales, conduisant aux guerres (fuite en avant), ou aux dévaluations massives et brutales quand il ne tient plus, avec tout le lot d’appauvrissement des exclus du système monétaire pendant les phases de monnaie forte « stables », et la ruine brutale des rentiers pendant les phases de correction.

Or, que propose le dividende monétaire ? De faire en sorte que la croissance monétaire accompagne la croissance économique de façon régulière, progressive et lissée dans le temps. Le dividende monétaire de plus, réduit l’intérêt de la capitalisation monétaire et de la rente, à l’avantage de la capitalisation d’actifs, de l’investissement, et de la gestion dynamique du capital (rester sans rien faire ne peut que faire se déprécier un capital monétaire en décroissance par rapport à la masse monétaire globale, il faut donc pour préserver son capital investir, entreprendre, arbitrer, jouer le jeu de l’économie).

Le dividende monétaire incite à l’enrichissement en capital, mais en capital dynamique, sans cesse réinvesti.

Ensuite que nous dit le graphique sur la pente de la croissance monétaire ?

De 1911 à 2009, la Livre est passée de 7,32 à 0,0658.

Soit une pente de dévaluation moyenne de (7,32-0,0658) / (2009 – 1911) = 7,4% / an.

Et une déflation moyenne I telle que : 0,0658 = 7,32*(1-I)^(2009-1911)

Soit I = 1-Exp [ln (0,0658/7,32) / 98] = 4,7%

Or donc appliquer à la masse monétaire un dividende monétaire de 4,7%, reviendrait pour la masse monétaire permanente (hors argent dette donc) de la zone Euro, en 2008 à créer environ pour chaque citoyen (estimés à 300 millions) :

7 000 000 M€ x 4,7 % / 300 M = 1097 euros / an.
(Pour info, en France le RMI-RSA correspond à 5400 euros / an).

A ce rythme la masse monétaire permanente doublerait en ln(2) / ln(1,047) = 15 ans.

Dans un tel système c’est le ratio de crédit-dette qui doit être ramené à 1 (on ne peut prêter que ce que l’on a, l’ensemble des dépôts d’une banque ne permet de créer que 100% de crédits), et le dividende monétaire qui tient lieu de création monétaire principale. Les achats et les investissements productifs des citoyens dirigent l’économie, et non plus l’Etat et les Banques, ramenés à un rôle non nul, mais normal, acceptable. La rente diminue naturellement, le dividende répartit la croissance, un capital non réinvesti perd mécaniquement du pouvoir d’achat en regard de la masse monétaire, on ne peut s’enrichir par la rente.

Ce n’est pas un système dogmatique comme on vient de le voir, c’est la simple adaptation à la réalité expérimentale de la mesure historique d’une masse monétaire donnée. Il s’agit d’épouser la réalité expérimentale et non pas d’imposer une vue abstraite aussi « logique » qu’elle puisse paraître, mais aussi catastrophique qu’elle puisse être devant les faits.

Aussi les conséquences du dividende monétaire ne sont pas un choix doctrinal de société, c’est la simple acceptation de la mise en oeuvre locale, individuelle, de la Loi globale de l’économie à très long terme, telle qu’elle est, telle qu’elle apparaît : Seuls les choix de l’offre (investissements, entreprises) et de la demande (les achats), en sont le moteur fondamental, la monnaie n’en étant que la mesure.

Expérimenter, mesurer, s’adapter, telle devrait être la méthode.

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J’ai parlé à mon banquier

J’ai vu mon banquier cet après midi (Janvier 2009) pour parler prêt. En ces temps de crise financière le mieux est d’aller chercher la vérité directement à la source, non ?

Nous causons gentiment de la crise dans son petit bureau et voilà qu’il me lâche ex abrupto un : « « Il faut être solidaire ! ». « Je ne vous l’envoie pas dire, réponds-je aussitôt. Accordez moi donc un prêt de 10 fois le montant de mes dépôts chez vous, à 2,5%, remboursé à échéance dans 5 ans. C’est vrai après tout, soyons solidaires. Les mêmes règles pour tous ! ».

Parce qu’il faut vous expliquer : l’Etat ou les banques peuvent se fournir en « liquidités » comme ils disent, sous forme de prêts (sous forme d’obligations par exemple) dont le capital n’est remboursable en totalité qu’à l’échéance (5 ans, 10 ans, 20 ans parfois, 50 ans pour l’Etat), ne payant que les intérêts, et cerise sur le gâteau, en ayant accès au taux le plus bas du marché celui de la Banque Centrale, soit 2,5%.

Mais quand il s’agit de vous ou moi, c’est autre chose… Quand vous contractez un prêt pour acheter votre appartement, ou financer le développement de votre entreprise, vous remboursez chaque mois capital + intérêts. Et en général beaucoup d’intérêts au début, contrairement aux obligations où l’intérêt est fixe dans le temps, et le capital à la fin, susceptible en cas de non paiement d’entraîner la saisie de votre bien, et sa vente pour le payer. Ce remarquable système fait que, si par exemple vous vendez votre maison au bout de 5 ans achetée grâce à un prêt présenté comme à 5% d’intérêts, vous devez remboursez le solde (votre prêt n’est pas à arrivé à échéance), donc beaucoup de capital, alors qu’à ce stade, vous avez payé surtout des intérêts. Au final c’est plutôt d’un prêt à 20 voire même 30% qu’il s’agit ! Pour bénéficier d’un vrai taux à 5%, il faut payer jusqu’au bout et ne pas vendre avant.

Si vous aviez un prêt de type obligataire comme se le permettent les Banques, les Etats, ou les plus grands groupes, quoi qu’il vous arrive, vous pouvez garder le fruit de vos ventes, et continuer tranquillement à investir, tant que l’échéance du prêt n’est pas là, l’argent reste utilisable.

Mais revenons à mon banquier. Après un rire gêné, il a esquivé, Pourquoi ? Il m’explique doctement qu’il ne peut pas prêter sans un gage sur mes actifs de 100%. Au moins. Et plus encore si mes actifs sont « risqués ».

Résumons-nous. Vous ou moi ne pouvons emprunter qu’un montant correspondant au maximum à 100% de nos actifs « non risqués », autrement dit vos dépôts (votre argent) ou actifs financiers telle que votre assurance vie, votre maison, votre épargne, etc. Par contre la Banque elle, peut emprunter jusqu’à dix fois le montant de ses actifs. Ce multiple autorisé pour les Banques et refusé au citoyen ou aux entreprises, est anticonstitutionnel. C’est une violation du principe d’égalité. Certains citoyens peuvent disposer de création monétaire jusqu’à 10 fois leurs actifs (les actionnaires des Banques), alors que tous les autres sont limités au mieux à une fois.

Cette discrimination négative dans le domaine de la création monétaire, explique les fortunes faites par quelques uns depuis 40 ans en un rien de temps, tandis que l’entrepreneur ou le citoyen met 10, 20 ou 30 ans à se constituer un capital par son travail, et est menacé d’être saisi du fruit de son travail à tout moment par l’Etat ou les Banques dès qu’il traverse une mauvaise passe.

Elle explique aussi que c’est nous citoyens qui avons accordé par la Loi des crédits à l’ensemble du système monétaire, avec un taux de risque de près de 1000%, que personne de censé, pas même mon Banquier très au fait de la « gestion du risque » n’accepterait de faire lui même… Nous sommes tous les Banquiers totalement irresponsables des Banques, qui ne le sont pas moins, exactement comme les Banques le sont vis à vis des souscripteurs des subprimes.

En voilà une bonne idée de réforme constitutionnelle : tous égaux devant le crédit ! La République monétaire en somme.

S avec l’aimable participation de J
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