Qui pour acheter Albion ?

Je ne peux résister à vous inciter à lire deux billets très clairs et excellentissimes publiés sur « Contre Info ». Tout d’abord :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2516

Le texte est excellent. A propos de l’ambigü : « Les seules solutions sont donc l’émission monétaire et/ou la dette »… Puisque les deux termes sont synonymes comment peut-on les opposer ? (Réponse : si et seulement si c’est une Banque Centrale qui achète la dette en devises étrangères de la Grande Bretagne ? Qui va le faire, la FED ou la BCE ? Qui va décider « d’acheter » Albion à prix cassé ?).

A noter la conclusion : « Les baby-boomers ont eu leur heure de pouvoir. La génération la plus gâtée de l’histoire a géré les affaires avec l’hédonisme qui la caractérise. Les conséquences sont encore à venir. Pauvres idiots.« 

Puis cet autre très très bon : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2518

Je cite notamment :

« La vérité, c’est que Gothamgroup et ses consoeurs sont déjà des pupilles de l’État, totalement dépendantes du soutien des contribuables, mais que personne ne veut le reconnaître, ni mettre en œuvre la solution évidente : celle d’une prise de contrôle explicite, bien que temporaire, par le gouvernement. »

Je ne peux qu’être 100% d’accord avec cette analyse !

Autant il est idiot de prétendre qu’il faut idéologiquement nationaliser tout, qu’il est idiot de prétendre qu’il faut privatiser tout. L’Etat est un acteur du marché et doit faire ses emplettes et ses investissements et reventes d’actifs quand son intérêt est en jeu. Acheter quand c’est bas, et revendre quand c’est haut, sachant que son intérêt est global, qu’il se paye sur les impôts des entreprises et salariés du pays, et que donc toute faillite est à priori un manque à gagner pour tous, sauf cas désespérés (Pétrole, voitures au pétrole, société importatrices dans une économie où la balance commerciale est désespérément négative etc…).

Comme n’importe quel autre acteur.

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Ecole Autrichienne

A lire, l’article complet sur l’Ecole Autrichienne brillamment résumé sur Wikipedia

« Or l’entrepreneur ne peut prévoir ni le comportement futur des consommateurs, ni celui des autres producteurs, qui sont soumis à une incertitude radicale non probabilisable. Les résultats réels peuvent donc être différents des résultats attendus, et le profit attendu peut ne pas se matérialiser. Dans un marché libre, cela indique que les consommateurs préfèrent les biens consommés par cette production aux biens qui en résultent. L’assemblage spécifique de moyens de production qui constitue l’entreprise doit alors être défait et les moyens, en particulier le personnel, rendus disponibles pour d’autres usages dans la mesure du possible.

Dans le cas normal, les conséquences de cet échec sont limitées à l’entreprise, à son environnement immédiat et au marché des biens concernés. Pour qu’il y ait crise généralisée, il faut que les calculs de tous les entrepreneurs soient faussés, ce qui ne peut
résulter que de manipulations de la monnaie et/ou des taux d’intérêt qui servent de référence aux calculs de tous. »

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On ne saurait être plus convaincant pour imposer un RATIO DE 1 aux Banques !

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« Sur les moyens de limiter la création monétaire, les économistes de la tradition autrichienne se divisent en deux camps. Outre les taux de change flottants, les uns recommandent le régime de l’étalon-or et la limitation des crédits consentis par les banques au montant de leurs actifs.

Les autres recommandent le système de la banque libre, considérant que des banques libres de leurs décisions mais supportant pleinement les conséquences de leurs actions, concurrentes entre elles pour l’émission et le maintien en circulation de signes monétaires et sans possibilité de recours à une banque centrale, seraient obligées par leurs clients et par la concurrence de maintenir un taux de réserve relativement élevé qui les garantirait contre le risque . »

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La crise japonaise

A propos de la crise Japonaise 1993 – 2009 : http://www.cepii.fr/francgraph/publications/ecomond/dossierstrat/2003ch7.pdf

Je cite (dernières pages) :

« Alors que la monnaie se raréfie, elle devient recherchée pour elle-même. Cette crispation croissante sur la valeur de la monnaie entretient l’économie dans une spirale déflationniste »

La crise Japonaise n’est rien d’autre qu’une anticipation de la crise Mondiale actuelle qui est essentiellement un effondrement du système de « monnaie dette ».

L’auteur propose une solution de relance Keynésienne, en augmentant la dette de l’Etat, on crée ainsi de la monnaie par relance.

Mais que serait le dividende monétaire en comparaison si ce n’est une création de monnaie régulière lissée dans le temps plutôt qu’une relance dont on se demande bien comment elle nous sort des cycles infernaux, si ce n’est qu’elle nous y maintient. Sans compter que la relance Keynésienne oublie le facteur fondamental qui est qu’elle favorise en tout premier lieu l’Etat et ses fournisseurs proches au détriment du monde de l’entreprise libérale.

De plus en quoi le dividende monétaire empêcherait les Etats avec l’impôt de se constituer un capital monétaire capable au moment opportun de lancer des plans d’investissement étatique avec un rapport Revenus / Dette, qui soit raisonnable et ENFIN compréhensible quant à la vision réaliste et juste que chacun peut avoir de la monnaie (je ne dépense pas plus que je ne gagne) !?

Réponse : en rien.

Aussi stabiliser la crise actuelle est une nécessité. Mais comprendre qu’on éliminera les cycles infernaux de déflation, par réduction de la masse monétaire par la création de monnaie positive contrôlée et mesurée, par le dividende monétaire, permettra non seulement de stabiliser cette crise financière, mais de la dépasser pour entrer dans un monde où la monnaie jouera un rôle véritable d’échange, et non plus celui d’un déséquilibre des revenus de la croissance au profit du secteur Bancaire.

Le dividende monétaire serait un processus de création monétaire contrôlable, équitable, modulable à souhait, qui n’avantagerait ni ne désavantagerait strictement personne par définition. Il faudrait un esprit individuel et collectif totalement altruiste et objectif pour le mettre en oeuvre, un esprit partisan ne saurait le concevoir.

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